Pirates

Les mains tavelées du vieil homme se refermèrent sur la couverture. Il poussa un râle rauque et tenta de se lever.
« Qu’y a-t-il, grand-père ? »
Sa petite-fille venait d’entrer dans la chambre austère. Elle tenait une branche de gui entre le pouce et l’index de la main droite.
« Il a gagné. C’était écrit qu’il gagne et pas moi. Alors que je l’ai vaincu… Désormais, il est dans la légende, la Terreur à la Barbe Noire. Et tous ont oublié le pauvre vieux Maynard… »
Sa petite-fille suspendit le gui au-dessus de la tête blanchie par les épreuves et les années et déposa un baiser sur le front ridé.
« Au gui l’an neuf, Dieu veillera sur toi, grand-père. Le Diable a emporté le pirate. »

Du fond ardent des enfers, Barbe Noire, tout feu tout flamme éclata de rire : »Le Mal est tellement plus gratifiant ! »

1er janvier 1751, mort de l’homme qui avait tué Barbe Noire, oublié de tous.

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