Archives de Catégorie: L’atelier collectif

Planet Opera

Guide du Spacio-Routard – Système Beta-Reticuli.

Entre l’ère XVCM et XXMII, la plus grande bataille spatiale en terme de nombre de belligérants a pris place dans ce secteur. Cette guerre monumentale est presque totalement passée inaperçue ; ses combattants ne mesurant que quelques microns. La seule trace laissée par l’événement se trouve dans le journal de bord d’une sonde automatisée qui, suite à un bref flash détecté par sa caméra, a émis une demande de révision de ses capteurs à son service de maintenance.


À la guerre comme à la guerre 

MacGyver avait adoré ses cadeaux d’anniversaire ; plusieurs paquets de chewing-gum et une boîte de trombones.

Mais le plus beau des présents lui fut offert par son ennemi juré. Il se présentait sous la forme d’une boîte et d’une enveloppe dans laquelle se trouvait le message suivant :

Il y a dans ce carton une bombe réglée sur 3 minutes. Tu dois la désamorcer en utilisant uniquement ce qui est dans cette pièce.

Bisous, Murdoc

C’était vraiment un chouette anniversaire.


À la guerre comme à la guerre

— Nous avons triomphé. Il ne reste plus que toi et moi.

— Je n’appellerai pas cela un triomphe. D’autant que nous sommes tous les deux du même sexe. Autant dire qu’on est foutus.

— Alors vivons l’extinction de l’humanité de la meilleure façon possible. Oublions que nous ne sommes pas dans le même camp et profitons de ce qui nous reste.

— Tu as raison, l’ami. Après tout, tout ce qui est derrière nous est du passé. Ça ne nous concerne plus.

— Voilà ! Profitons, profitons tant qu’il nous est donné de vivre.

Quelques semaines plus tard, la faction du nord (effectifs : 1) tentait d’attaquer sournoisement la faction du sud (effectifs : 1) mais tombait dans les pièges tendues par cette dernière.

— À la guerre comme à la guerre, furent les derniers mots du vaillant soldat du nord avant que le vaillant soldat du sud ne l’achève.


À la guerre comme à la guerre

— Tu crois que ça marchera ?

Le grand noir à la coupe iroquoise jeta un regard furieux au grand dégingandé qui lui avait posé la question. Il tourna à nouveau la tête, faisant cliqueter la dizaine de colliers plaqué or qui pendait à son cou, vers l’étrange véhicule garé devant eux. C’était un assemblage hétéroclite de pièces de récupération, le faisant ressembler à un char d’assaut médiéval, mais équipé d’un moteur diesel. Sur le toit trônait trois bouteilles de gas devant servir de lance-missiles.

— Bien sûr. Tu doutes de mes talents ?

Le grand maigre à l’éternelle casquette ouvrit la bouche pour répondre, mais fut coupé par l’irruption de deux autres larrons ; un blondinet propre sur lui et un petit grisonnant au cigare démesuré vissé entre les dents.

— On y va, les hommes de Del Pierro attaquent !

Les quatre bondirent dans le véhicule. À son volant, le grand noir lança le moteur à fond, faisant bondir le char improvisé en avant, défonçant la porte de la grange. Surgissant dans la cour de la ferme, ils se virent entourés d’une demi-douzaine de pickups, chacun chargés de quatre à cinq hommes armés de fusils automatiques. Ceux-ci, revenant en une fraction de secondes de leur surprises, vidèrent leurs chargeurs sur l’improbable apparition.

Même si la plupart des balles ricochèrent sur les plaques d’acier soudées à la carrosserie, un nombre conséquent de projectiles perforèrent les bouteilles fixées au toit, les faisant exploser et transformant le véhicule en boule de  feu.

L’infâme Del Pierro descendit du pickup, les flammes encore vives se reflétant sur ses lunettes de soleil. Il souriait de toutes ses dents trop blanches.

— Ces vétérans, je vous jure… Complètement siphonnés !


À la guerre comme à la guerre

— Grhmblll… Dans la tranchée… Des caisses… Nuntudjûh !… Gaz moutarde… Tous morts… Grhmblll…

— Oh, non ! Papy ! Vous vous êtes encore oublié dans vos couches ?

— Ah, naguère comme à la guerre, gamine ! Héhéhéhé…


À la guerre comme à la guerre

Il n’avait jamais touché un fusil de sa vie. Il n’avait, bien entendu, pas fait de service militaire puisque celui-ci avait été abrogé un peu après sa naissance.
Le jeune conscrit se sentait totalement perdu dans cet uniforme, bardé de ces accessoires qu’il connaissait bien sans y avoir jamais touché.
Fan de FPS guerriers, il avait pourtant cru devenir un véritable héros lorsque la guerre avait éclaté et qu’on l’avait précipité sous les drapeaux.
Pourtant, dépité, il avait dû reconnaitre que la réalité était d’un level bien plus corsé que ce dont il avait l’habitude.
Lorsque la rafale de mitrailleuse le faucha, le coupant presque en deux, il en était encore à chercher comment activer les codes de triche.


À la guerre comme à la guerre

— À la guerre comme à la guerre ! hurla le caporal pour motiver ses troupes de poilus à l’assaut.

Baïonnette au clair, les hommes s’élancèrent hors de la tranchée, leurs fusils armés, leurs grenades à manche accrochées à la ceinture.

La brigade d’une cinquantaine d’hommes fut fauchée en une fraction de seconde lorsque le rayon de lumière cohérente balaya la zone. Sublimés en fines particules, ils n’eurent pas le temps de s’apercevoir qu’ils étaient déjà morts.

— « À la guerre comme à la guerre… », encore faut-il savoir de quelle guerre il s’agit, ricana le premier alien.

— Sont rigolos, ces humains. Je ne pensais pas qu’on parviendrait à la victoire simplement parce qu’ils croient dur comme fer à des aphorismes stupides.

— « Dur comme fer ? »

— Ta gueule.


À la guerre comme à la guerre

Bataille rangée entre deux syndicats ouvriers sur un chantier de construction, on parle de tirs de mortier.


À la guerre comme à la guerre

 Je sais ce que tu penses : « C’est six fois qu’il a tiré ou c’est cinq seulement ? ». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel j’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un Iron Spit 5000, le plus puissant soufflant à clous qu’il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu ne dois te poser qu’une question : « Est-ce que je tente ma chance ? » Vas-y, tu la tentes ou pas ?
Je crois que je suis déjà fixé, répondit Jésus les deux mains clouées à la planche.


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Ça t’enfonce un clou jusqu’à la tête, à t’en péter les pinces pour l’extirper. Rien ne lui résiste ! Chêne, ébène, tous les bois le sentent passer. Le marbre fait pas le fier et je te raconte pas la pierre !
— Et les os ?
— Quoi les os ? Je suis charpentier, pas boucher !
— Bah, il n’y a plus de cordes pour fixer ce gus à sa croix, on va donc avoir besoin de ton joujou.
Le charpentier fixa son pistolet breveté et le pauvre hère couronné d’épines.
— Un joujou… Jupiter, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent.


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Mécanisme électronique breveté, ça défonce !
— Moué, c’est mignon. Atta ! Hmmmmmmmffffffffff ! Ho-hisse !
— Que-que-que-que… ?
— Pas mal, hein ? C’est ma Gatling à clous, spéciale poutrelles en fonte, haute précision. Ce bébé te crache des clous de neuf pouces à une cadence de 1200 par minutes… Mais… reviens ! je te laisserai même l’essayer ! Pars pas sans ton joujou !


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Son système électronique te permet d’empaler une mouche à 100 pas. Et avec ça, je vais… PAN ! Arg…
— When you have to shoot, shoot ! Don’t talk ! maugréa Tuco en sortant de son bain moussant.


Je t’haine

— Grouik ? Pourquoi, Jean-Claude, pourquoi ? gémit Piggy la cochonne en hoquetant des bulles de sang.
— Pardonne-moi mon amour, mais… c’est que je dois aussi gagner ma vie, sanglota le charcutier zoophile.


Je t’haine

Après plusieurs extractions malencontreuses, poses de couronnes couronnées d’insuccès et détartrages trop décapants, le patient pourtant doté de toute la qualité dû à son titre se sentit pousser une dent contre sa belle dentiste. Et die qu’à l’origine, il en était mordu. A son insu, elle le trouvait également à croquer et sucrait patiemment la fraise dentaire en vue de sa prochaine visite.


Je t’haine

— Et tomber amoureux, là tout de suite ? propose Cupidon, guilleret.

— Nan, ça ira, merci, répond saint Sébastien, déjà au supplice.


Je t’haine

L’amour qu’éprouvait Judas pour le Fils de Dieu était presque inconditionnel : sa trahison ? Juste un tour pendable !


Je t’haine

Si l’on sondait son cœur, on aurait pu lire que cette jeune femme un peu filoute aimait plutôt son nouveau mari, mais qu’elle aimait bien plus son argent. Assez vite, elle se mit tellement à tondre son époux qu’on peut dire qu’en définitive, elle l’avait vraiment barboté.


Je t’haine

Circé pratiquait l’amour vache et aimait aussi les trucs cochons.


Je t’haine

On pensait le blesser en lui disant cela, mais c’était tout le contraire, l’exhibitionniste adorait aller se faire voir.


Je t’haine

Ce qui était assez pénible avec les prophètes de l’Éternel – même pour ce dernier – c’était qu’ils s’emmêlaient parfois avec leur vision du futur.
— Mais, euh, Seigneur, ne dit-on pas « Dieu est amour » ? essaya de temporiser Noé.
— T’occupe, ce slogan, ça n’est pas pour avant quelques millénaires, tempêta Jéhovah avant de balancer la sauce.


Je t’haine

​Ils se regardent en chien de faïence, les yeux dans les yeux, sans se toucher. Elle veut qu’il lui fasse mal. Lui n’ose pas faire un geste. Les deux sont au bord de l’orgasme. 

Sado & Maso s’aiment… 


Je t’haine

​- Tu m’aimes ? 

– Oui. 

– Je déteste ça. Je te déteste. 

– J’adore ça, ma détestée. 

– Je te hais, embrasse-moi. 

– Pas question. 

– Oh, grand fou ! 
Les histoires d’amour chez les bipolaires, c’est toute une aventure… 


Je t’haine

Relations d’amour-haine entre la Russie et les États-Unis. Il semblerait que la sex tape de Trump qui a leaké soit very dick.


Je t’haine

Avant, Gepetto était aux petits soins avec lui. Mais c’était avant. Pinocchio craignait pour son bien-être et même sa santé, maintenant qu’il n’en avait plus rien à cirer de lui.


Je t’haine

Que tu étais bonne pour moi, mon amour. Tout en toi n’était que délices et plaisir des sens. Jusqu’au bout je t’ai aimé. Et maintenant, que reste-t-il de toi ? Trois fois rien. Que des souvenirs.

Ah, si, suis-je bête. Il doit encore me rester des rognons au congélateurs !


Je t’haine

Cupidon, Jean-Pierre : recherché pour port d’arme de jet, trafic de stupéfiants et violence psychologique avec préméditation. Ne vous fiez pas à son air angélique et son visage de chérubin ; cet homme est dangereux.
Merci de contacter les autorités (police, avocat, médiateur matrimonial) si vous l’apercevez. Ne tentez en aucun cas de l’approcher seul.


L’esprit de fête

​Les spectres hantant le grand hall du manoir abandonné avaient organisé une monumentale saturnale. N’ayant ni limite ni notion du temps qui passe, la fête durait depuis presque un siècle. Malheureusement, elle manquait cruellement d’alcool.


L’esprit de fête

La mère du geek pré-ado parvint à convaincre celui-ci d’organiser une fête pour son prochain anniversaire. Elle lui proposa de tout organiser tandis qu’il se contentait d’annoncer l’événement sur ses réseaux sociaux préférés.

La veille du jour dit, la maman du geek lui demanda quel type de gâteau il préférait. Devant la confusion engendrée par la question, le petit geek s’exclama :

— Mais… Tu veux dire qu’ils vont venir IRL ?

Devant la réponse affirmative, il couru s’enfermer dans sa chambre, pour y attendre la visite du pédopsychiatre.


L’esprit de fête

​Les explorateurs avaient finalement compris que la tribu les invitaient à partager leur repas et faire la fête avec eux. Celle-ci commença par des tournées et des tournées d’une boisson fortement alcoolisée. Le ventre vide, malgré qu’ils se demandaient en quoi allait consister le festin, ils furent finalement bientôt cuits.


L’esprit de fête

​Malgré que ce ne soit plus du tout à la mode, le fils de l’artificier continuait à organiser des boums.


Esprit de fête

Delphine la pythie était quelqu’un de populaire ; accorte, rieuse, ayant toujours un mot aimable pour chacun, on l’invitait souvent à toutes les fêtes.
Malheureusement, durant la soirée, quelqu’un oubliait presque toujours qu’il ne fallait surtout pas fumer en sa présence.
Lorsque ça arrivait, Delphine finissait par avoir les yeux révulsés, se mettait à trembler, puis chuchotait à l’oreille du fumeur qui partait ensuite en courant et en hurlant des choses étranges comme « C’est la fin, Sparte nous attaque ! » ou « C’est la fin, les moissons sont mortes ! ».
Le plus étrange était qu’on continuait à inviter Delphine.


L’esprit de fête

À 20 heures, lorsqu’il est arrivé chez ses amis armé de plusieurs bouteilles, il avait l’esprit de fête.
Vers 5 heures du matin, vautré dans la baignoire, des traces suspectes sur sa chemise déboutonnée, il avait l’esprit défait.


L’esprit de fête

Le psychopathe était lui aussi un bon vivant, qui aimait s’entourer et faire la fête. 

Malheureusement, à chaque fois, et même lorsqu’il invitait chez lui, il finissait invariablement la soirée tout seul. 


L’esprit de fête

Il était si animé par l’esprit de fête qu’il s’y dépensait sans compter, autant physiquement que financièrement. Bien entendu, il abusa et usa son foie et son cœur à force de bacchanales. Tant et si bien qu’il finit par passer l’arme à gauche.
Il devint pur esprit, de fait.


L’esprit de fête

Son enterrement de vie de garçon devait être la dernière ligne droite avant son mariage. Mais l’alcool « aidant », il ne retrouva jamais le chemin de quoi que ce soit.


L’esprit de fête

Lapsus révélateur, avant de partir faire la bringue avec des amis :
— Promis, je ne boirai pas trop, maman. Trinquiète pas !


L’esprit de fête

Après l’ivresse des hauteurs, l’alpiniste fêtait son ascension aux Caves Saint-Sabin en testant l’ivresse des profondeurs.


L’esprit de fête

Sur la piste de danse, collé aux enceintes, il était tellement high qu’il n’entendait plus les basses.


L’esprit de fête

Il fallait absolument qu’il ramène une fille à la maison ce soir.
Non, en fait, à la vérité, il fallait absolument qu’une fille sobre le ramène à la maison.
Ou un gars, peu importe.

 


L’esprit de fête

Il était sorti en boîte ce soir-là car il avait besoin d’un peu de frivolité, de légèreté dans sa vie. Mais après le huitième verre, il sentit comment la gravité le rattrapait sur la piste de dense.


L’esprit de fête

Tapageur, lâchant des rots sonores, jetant des confettis et faisant pleuvoir du whisky Coca et de la bière dans toute la maison, le supposé poltergeist s’avéra en réalité être l’esprit de la fête.


Espèces disparues (ou pas loin)

​Aucune espèce n’a vraiment disparue. C’est ce qu’elles veulent nous faire croire. En fait, elles nous manipulent dans l’ombre depuis la nuit des temps ; elles complotent, elles oudissent, elles plannifient. C’est pour cela que je veux vous prévenir. Il faut que cela éclate au grand jour, il faut que l’humanité sache que…

Excusez-moi, on frappe à la porte. Je reviens tout de suite.


Espèces disparues (ou pas loin) 

– Papa, c’est quoi qu’est écrit sur le panneau ?

– ça dit : « Homme (homo sapiens sapiens), origine Terre, espèce disparue »

– T’as vu comme il est moche ? Hahaha !

– Ne te moque pas, fiston. Et retire ton tentacule de la vitre. ça laisse des traces.


Espèces disparues (ou pas loin)

Isparhu (n.m., de l’Iranien, s’écrit également Ispahu) – désigne un habitant de la ville d’Ispahan (Iran, sud de Téhéran). Terme popularisé par le capitaine Braddock* comme insulte :
— Espèce d’Isparhu !

(* Je ne veux pas d’ennui avec la Moulinsart s.a.)


Espèces disparues (ou pas loin)

​- Oh, c’est quoi, cette lumière dans le ciel ?

– Une étoile filante. Vite, fais un voeux !

– D’accord. Je souhaite que tous les dinosaures vivent heureux ensemble pour l’éternité, et qu’il ne nous arrive rien de grave.


Espèces disparues (ou pas loin)

Après la chute de la météorite qui fit disparaître toutes les espèces sans exception, seul le chat de Schrödinger coincé dans sa boîte survécut à l’apocalypse… ou peut-être pas.


Espèces disparues (ou pas loin)

— Redites-moi pourquoi vous avez besoin de moi, déjà ? fit le savant fou à l’anthropologue.
Celui-ci se passa une main sur le visage. Discuter avec un savant fou est un exercice d’équilibriste mental assez fatiguant. Surtout lorsqu’il s’agit d’une négociation. Il lui répondit, en détachant bien chaque mot, comme s’il parlait à un enfant peu attentif.
— Je désire que vous me créiez une nouvelle espèce animale.
— De quel genre ?
— Peu importe. Je vous laisse libre. Mais ne vous lâchez pas trop. Il faut que ça reste crédible.
Boudant un peu, le savant fou reprit :
— Et, vous me dites que c’est pour la détruire après ?
— Pas détruite dans le sens «désintégrer». Il me faut des restes ; des bouts de squelettes, des reliquats et traces diverses. Qu’on puisse arriver à reconstituer l’animal par un long travail spéculatif.
Le savant semblait un peu perdu.
— Mais, pourquoi faire ?
L’anthropologue leva les bras et poussa un rire proche de la démence.
— Parce que, comme ça, moi aussi j’aurai découvert une espèce disparue ! Ils cesseront de se moquer de moi, à l’académie ! Mhouahahaha !
— Ah, mais, finit par dire le savant fou. En fait, vous êtes encore plus atteint que moi.


Espèces disparues (ou pas loin)

— Wah, p’tain, y a un espèce de con, il m’a grillé la priorité !
— UNE espèce, vandale linguistique ! hurla le grammairien psychopathe avant d’exploser la tête du-dit vandale à coups de Littré. C’est UNE espèce, c’est un nom fééééééminin !
Le grammairien psychopathe avait encore bien du boulot pour transformer les bourreaux de la grammaire en des espèces de disparus.


Espèces disparues (ou pas loin)

Il existe une espèce animale très mystérieuse, que les chercheurs n’ont pas classifié encore, faute d’en avoir trouvé la moindre trace. À vrai dire, ils ignorent encore son existence.
Il s’agit d’un petit mammifère, entre le rongeur et l’oiseau, qui aurait vécu probablement vers la fin du crétacé. Peut-être. C’est pas du tout sûr, en fait.
En fait, si on ne sait rien de cette créature, c’est surtout parce que lorsque fut organisé le grand concours planétaire de cache-cache, elle a gagné haut la main.
Certains la cherchent encore, paraît-il.


Espèces disparues (ou pas loin)

Avec l’usage de plus en plus répandu de la carte (bleue, gold, à puce, à gratter, prépaiement, spéciale festival, on rouge, etc), le paiement en espèces a presque complètement disparu. Les numismates ont viré paléontologues.


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