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Paradis artificiels

Un jour, perdu depuis dans la nuit des temps, Dieu se fit un rail de poudre avec une substance de son invention. Le mélange eut surtout pour effet de lui chatouiller les sinus et il éternua si violemment que tout s’éparpilla en galaxies, amas stellaires et autres éclaboussures étincelantes d’étoiles. Seule reste de cette tentative de paradis artificiel la ligne que nous appelons Voie Lactée.


Paradis artificiels

Il était devenu cycliste professionnel, alléché par les promesses un peu fallacieuses de drogues et de cul. Ce n’est pas comme ça qu’il voyait les choses : tous les jours, une seringue de dope dans le derche.


Paradis artificiels

Après avoir vogué dans les paradis artificiels, le fumeur d’opium comprit un peu tard que le manque le plongeait dans un enfer bien réel.


Paradis artificiels

Les membres de la secte des Haschichins aimaient souffler vers le ciel les vapeurs de l’herbe qui leur donna ce nom. Entre deux assassinats, ils rêvaient aux vierges du paradis, sans savoir que Dieu, intoxiqué par la fumée, leur avait concocté un paradis artificiel peuplé de poupées gonflables neuves.


Paradis artificiels

Depuis que Dieu fumait de l’opium, le paradis était peuplé d’anges mécaniques.


Paradis artificiels

Cet artificier jouait avec le feu en se faisant planer à coups de vapeurs herbacées si odorantes qu’il sentit trop tard que cette grosse fusée puait le soufre. Boum ! Il fut propulsé vers des paradis sans artifices.


Paradis artificiels

Un petit farceur avait interverti les sachets d’herbes du Chaman, remplaçant ses cactus hallucinogènes par des aphrodisiaques, tant et si bien que le rituel sous mescaline devint une messe câline.


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Cet ancien toxicomane passa d’une dépendance à l’autre en devenant collectionneur de comics. L’héroïne ne faisait plus le poids face aux super-héroïnes.


Paradis artificiels

De son vivant, la pop star avait aspiré un bon paquet de poussière d’ange par les narines. A sa mort, ses fans se droguèrent par les oreilles à coups de poussière d’étoile.


Paradis artificiels

Pour garder la ligne, la top-model s’en sniffait régulièrement quelques-unes.


Paradis artificiels

Il constata un peu tard que la coke n’ouvrait pas vraiment les portes de la perception. En revanche, elle défonçait bien la cloison nasale.


Paradis artificiels

L’opium du peuple est moins connu sous son vrai nom : l’acide liturgique.


Paradis artificiels

Ce gros fumeur de joint ne savait plus bien ce qui le dérangeait le plus, entre les trous de boulette qui ruinaient le tissu de ses pulls et les trous de mémoire qui bouffaient ses tissus cérébraux.


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