Archives de Catégorie: 11 In da club

In da club

APRÈS UN MOIS PASSÉ EN BOÎTE DE NUIT, LE MICRONOUVELLISTE EST UN PEU DUR DE LA FEUILLE, MAIS IL ESPÈRE QUE VOUS VOUS ÊTES BIEN ÉCLATÉS.

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In da club

À partir de 22 heures, au bar de la Discothèque de Musique Microscopique, c’est happy minute.


In da club

C’est un peu dur de se faire refuser l’entrée simplement parce qu’on porte des baskets. Alors on parlemente.
« Vous pouvez pas me juger juste sur mes pompes !
— Désolé petit, c’est le règlement. Fallait y penser avant.
— Mais j’avais pas prévu de venir ! »
Non seulement la politique de la maison est absurde, mais en plus Saint Pierre est intransigeant.


In da club

Avec la fille du vestiaire, ils sont nombreux à poser leur blouson et à se prendre une veste.


In da club

Hercule aimerait bien rentrer dans le club avec sa peau de lion sur lui, mais on lui fait signe qu’il doit la laisser au bestiaire.


In da club

Dans le club, le DJ est un marionnettiste agitant ses pantins sur le dance floor, la musique en guise de fils.
Et Guignol vomit dans les toilettes pendant qu’un gendarme moustachu enfile Gnafron dans le cabinet d’à côté.


In da club

L’Artémisia organise une soirée mousses. Faut dire que le navire est en mer depuis quarante jours et que les marins ont bien besoin de se détendre.


In da club / Transports hors du commun

Merci de voyager avec Funky Airlines. Nous allons nous envoler dès que nous aurons atterri sur la piste de danse. Yeah !


In da club

Allez, c’est parti, les filles… on invite les garçons… Tout de suite dans la Discothèque de Musique Microscopique, c’est le quart de seconde américain.


In da club

Les stroboscopes te donnent une démarche saccadée. Une danse désarticulée. Enfin, tu peux t’intégrer, petit robot déréglé.


In da club

— 120 beats par minute, ça m’explose les tympans, crie Cindy.
— Ah ? Moi ça m’explose autre chose, répond Sandy.


In da club

À la faveur des ténèbres et de l’ivresse…

Quand crachent les décibels, t’es si belle.
Dans la fumée et les vapeurs d’alcool, je te serre et te colle.
Dehors, dans le noir de la nuit, je t’emporte et m’enfuis.
Quelque part avant l’aurore – quand ? je l’ignore –, nous unissons nos corps.
Au réveil, dans ta chambre… putain ! c’est à ça que tu ressembles ?


In da club

Fin de soirée. Pendant que certains rangent leurs platines, d’autres se mangent des platanes.


In da club

« T’as pas de baskets, tu rentres pas », fait le videur à l’entrée du club… de sport.


In da club

Dans le club, pour chauffer l’ambiance, le DJ évite de passer du Lady Glagla.


In da club

Dans la discothèque La Basse-Cour, la danse des canards ne fait plus recette. On est passé au poule dance.


In da club

À l’entrée du club, le physionomiste veille à ce que, avant de finir à poil, tout le monde entre bien habillé.


In da club

Les soirées mousse, c’est un peu comme à la piscine. De temps à autre, on est obligé d’évacuer tout le monde parce qu’il y en a un qui n’a pas su se retenir.


In da club

Dans le club, je danse face au miroir. Car je suis belle, je danse bien, j’assure un max. Je suis seule, seule avec moi-même, seule avec mon reflet. Et le reflet d’une foule derrière moi qui bouge maladroitement, n’importe comment. Parfois, un mec vient me brancher. Un reflet de mec que j’ignore car tout ce qui est derrière moi n’existe pas. Et il repart, retourne s’intégrer dans la masse grouillante et inexistante derrière moi.
Parfois, je me rends compte qu’il n’y a plus de musique et que je suis en petite tenue face au miroir de la salle de bains. Et ma mère qui gueule pour savoir si j’en ai encore pour longtemps là-dedans.


In da club

C’est pas parce qu’on est un vieux croûton qu’on peut pas aller en biscothèque.


In da club

Dans les toilettes du club, l’eau est chaude. Impossible de se désaltérer, obligés de prendre des consos au bar. Sauf pour qui veut se faire un thé.


In da club

D’un club privé à l’autre… Quand il n’a pas réussi à choper en boîte de nuit le samedi soir, le célibataire désespéré tente de se rattraper à la messe du dimanche matin.


In da club

Dans la lumière noire, tu es beau. Ton sourire est éclatant, tes yeux perçants, et un mouchetis de pellicules phosphorescentes parsème tes épaules. Dans la lumière noire, elle est belle, Corinne, qui sort des toilettes à ta suite. Son soutien-gorge est un phare vers lequel tous les regards convergent et le verre qu’elle commande est un milk-shake électrique. Dans la lumière noire, l’entrejambe de ton pantalon s’éclaire d’un reste de lueur et le visage de Corinne est lumineux.


In da club

Dans le club, DJ Reverse passe les disques à l’envers. Et peut-être bien qu’il est sataniste, et peut-être bien qu’il désire invoquer la Bête qui dort sous le dancefloor, et peut-être bien que celle-ci se réveillera, et qu’elle surgira au milieu de la piste, et observera longuement chacun des gars et des filles venus s’éclater, l’un après l’autre, avec intérêt, une lueur au fond du regard. Mais peut-être que ce soir, la Bête aura juste envie de danser.


In da club

Dans la discothèque, les hommes vénèrent la Boule à Facettes. Elle transmet la parole des Spotlights en la faisant descendre telle des langues de feu sur les adeptes, qui la reçoivent, illuminés. Les Spotlights sont indifférence, mais la Boule à Facettes est généreuse. Elle est amour. Et chacun comprend le message des lumières clignotantes, et s’y conforme, et danse, et meurt pour la Boule à Facettes. La Boule à Facettes est belle, mais la Boule à Facettes est cruelle.


In da club

Dans le club, ce soir, c’est soirée mousse. Tout le monde baigne dedans. C’est poisseux. En plus, c’est pas bon, c’est de la Kro.


In da club

Dans le club, ce soir, c’est DJ Psycho qui mixe… des petits animaux.


In da club

Le micronouvelliste jure ses grands dieux à sa compagne que, s’il passe toutes ses nuits en discothèque, c’est uniquement dans le but de préparer son thème du mois.


In da club / Transports hors du commun

Les bus passent, les basses pulsent. Dans le club, les danseurs sont transportés tandis que les voyageurs s’agrippent aux barres chromées, s’y enroulent, dans un concert de klaxons. Le fuel et l’alcool en guise de carburant, les corps serrés, la moiteur et la sueur, des rencontres peut-être. Un dance floor d’asphalte, un trip exalté. Aux platines, sur le volant, les mains tournent, enchaînent les arrêts – sans interruption. Un ticket pour une heure, pour la nuit, avec elle. Les trépidations dans le plancher, les sensations partagées, la communion… toujours individuelle. Au terminus, tout le monde descend, un peu hagard, prêt à recommencer.


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