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Microscoops / Cha(sseurs iv)rognes

À chaque élection, pour le parti Chasse, pêche, nature et traditions, le plus dur, c’est encore la dernière ligne droite.


Cha(sseurs iv)rognes

Le gros Robert boit canon de rouge sur canon de rouge afin d’être toujours fait comme un Mickey. Il a en effet trop peur de perdre le peu de matière grise qui lui reste, en dégrisant.


Cha(sseurs iv)rognes

Le gros Robert veut toujours une chasse bien pépère. S’il prend son fusil, c’est bien plus pour la forme qu’autre chose… Tant qu’il n’oublie pas sa précieuse bibine ! Mais surtout, il ne veut pas de mauvaise rencontre, pas d’autres chasseurs, pas de gros gibiers, pas de sangliers furieux, ah ça non ! Parce que… Qu’est-ce qu’il lui restera à boire, si ça se met à tourner au vinaigre ?


Cha(sseurs iv)rognes

Après avoir fait boire son clébard, le seul chien que le chasseur pourrait encore relever, s’il en trouvait la force, ça serait celui de son fusil.


cha(sseurs iv)rognes

René était tombé dans un de ses pièges conçus pour chasser le « gros gibier » comme il disait, un piège vieux de plusieurs années. L’alcool lui avait-il fait oublier son emplacement depuis ?
Certains de ses ivrognes de collègues virent dans cette mort un suicide à retardement. Les animaux de la forêt y virent une forme de justice poétique.


Cha(sseurs iv)rognes

On imagine sans difficulté que les chasseurs alpins ont comme chiens des saint-bernard. Avec une barrique toujours pleine autour du cou.


Cha(sseurs iv)rognes

Cet ivrogne qui chasse à la grenade ne s’étonne bien sûr pas que dégoupiller et dégobiller aient la même étymologie.


Cha(sseurs iv)rognes

Le gros Robert ne ressemblait plus à rien de vivant. Ses copains chasseurs entouraient en silence son cadavre criblé de grenaille. Tous avaient dessoulé, le coupable en premier. Il s’excusa platement :
— Euh… Désolé les gars d’avoir plombé l’ambiance.


Cha(sseurs iv)rognes

Conseil de vieux chasseur à un novice :
— Quand tu rentres avec ton « gibier » à la maison, pense bien surtout à retirer les étiquettes.


Cha(sseurs iv)rognes

Le gros Robert soignait son mal avec le remède de grand-mère qui lui convenait le mieux : un bon grog corsé qui vous laissait groggy.
Là ! Un mouvement ! Pan !
Pauvre René qui mourut, cœur, foie et poumons perforés à cause d’une (crève) carabin(é)e.


Cha(sseurs iv)rognes

Après quelques verres, le chasseur baroudeur se vanta auprès de ses collègues du terroir de son habileté :
— J’ai l’œil de lynx, je suis capable à trois cents mètres de tirer dans l’œil… d’un lynx.
Un des chasseurs fit remarquer avec philosophie :
— Oui, en même temps, ça n’est pas très utile, ici dans le coin, on n’a que des poules d’eau.


Cha(sseurs iv)rognes

La plupart des chasseurs ne pourraient jamais être pêcheurs, car ils sont définitivement fâchés avec l’eau.


Cha(sseurs iv)rognes

Le vieux René, vaincu par l’alcool, était tombé en coma éthylique. Un peu moins ivre, le gros Robert lui avait tiré dessus, en le prenant pour une « grosse bête ». René ne s’était même pas réveillé. Jamais l’expression « sommeil de plomb » n’avait été plus appropriée.


Cha(sseurs iv)rognes

Le vieux René n’avait jamais pu blairer son gendre, sa Rolex, ses airs supérieurs de cadre… supérieur, ses dents qui rayaient le parquet et ses grosses chevilles. Aussi l’avait-il amené à la chasse, dans un coin qu’il connaissait comme le fond de sa bouteille.
Clac ! Le moment fatidique était arrivé. Le gendre hurla à pleins poumons quand le piège se referma sur sa jambe.
— Bordel ! Un piège à loups ! C’est quoi ce délire, ça fait des années qu’on n’a plus vu de loups en France !
Le vieux René observa le cadre arrogant se vider de son sang et commenta avec froideur, après un moment :
— Bah, tu vois, il fonctionne très bien aussi sur les requins !


Cha(sseurs iv)rognes

Perdu dans les bois d’avoir tant bu, le chasseur finit par dessoûler. Mais ça ne l’aide pas plus, il ne reconnaît rien. Alors il reprend lampée sur lampée, jusqu’à être fin cuit et voir à nouveau double, à nouveau tous les sentiers et pas juste la moitié.


Cha(sseurs iv)rognes

La nuit tous les cha(sseurs) sont gris. Le jour aussi.


Cha(sseurs iv)rognes

— Fido, viens, Fido ! On va à la chasse ! fit le gros Roger à l’insupportable petit roquet de son insupportable belle-mère, en prenant son fusil, celui qui ne tirait jamais droit.


Cha(sseurs iv)rognes

Il faut que j’arrête de boire, se dit le chasseur, après avoir abattu par accident son sixième chien. En plus, j’ai beau les arroser généreusement de rouge, ces vieilles carnes ont toujours un goût infect.


Cha(sseurs iv)rognes

Après tous ces litres ingurgités venaient pour les chasseurs le moment des tant redoutés lâchers de renard.


Cha(sseurs iv)rognes

Le chasseur ne parvint jamais à convaincre les jurés qu’il avait pris sa femme pour une grosse dinde.


Cha(sseurs iv)rognes

Le gros Robert boit canon de rouge sur canon de rouge afin d’être toujours fait comme un Mickey. Il a en effet trop peur de perdre le peu de matière grise qui lui reste, en dégrisant.


Cha(sseurs iv)rognes

Le chasseur rentrait chez lui à reculons.
La phrase rituelle l’accueillit sur le seuil :
— C’est à cette heure-ci que tu rentres ? Mais tu es encore soûl ?
Cette phrase qui marquait pour lui le passage de prédateur à proie.


Cha(sseurs iv)rognes

Il y a bien sûr un parallèle à faire entre la saison de la chasse et celle des soldes. Dans les deux cas, une formidable excuse pour les couples en difficulté : à ces périodes magasins de prêt-à-porter et bistrots ne désemplissent pas. Au final, ce ne sont pas forcément ceux qu’on croit qui se font plumer.


Cha(sseurs iv)rognes

— Et qu’est-ce que tu me ramènes de la chasse, mon amour ? demanda la femme du chasseur.
— Juste un canard, répondit-il dépité, en posant sur la table un journal.


Cha(sseurs iv)rognes

Ivre mort, le chasseur se rendit à cheval au camp de nudistes pour chasser le naturel au galop.


Cha(sseurs ivr)ognes

Le vieux Robert ne chassait plus qu’à la grenade. En même temps, c’était bien la seule façon qu’il avait trouvée pour tuer du gibier. L’alcool de patate fait maison avait fini par le rendre aveugle.


Cha(sseurs iv)rognes

Après toutes ces années, le chasseur ne sait plus s’il vient chercher quelque chose dans ces bois ou s’il fuit sa maison, avec sa famille et sa vie. Alors, proie ou prédateur ?
Seul dans cette forêt où la nuit tombe, il reprend une gorgée. L’alcool l’aidera à faire émerger dans son esprit les réponses ou à noyer les questions trop nombreuses. À moins que ce soit le contraire.


Cha(sseurs iv)rognes

Le chasseur ramène du gros gibier à la maison. Oh bien sûr, pour l’instant il est tellement rond comme une queue de pelle qu’il serait incapable de vous dire de quel animal il s’agit ! Ce n’est qu’après avoir dessaoulé qu’il se rendra compte qu’il a ce soir pour le dîner son pote René.


Cha(sseurs et iv)roges

Le chasseur s’empresse de se soûler avec du gros rouge qui tâche.
— Comme ça, explique-t-il à ses compagnons d’arme et de goulot, avec la logique imperturbable de l’ivrogne, j’vois double et je ramène deux fois plus de gibier à la maison.


Cha(sseurs iv)rognes

Pauvres chasseurs : victimes des préjugés… ou des autres chasseurs !


Cha(sseurs iv)rognes

— Allez, je me descends encore un p’tit vert ! s’exclame le chasseur avec, dans la main droite sa bouteille, dans la gauche sa carabine, et là, qui titube devant lui un écolo… ou bien un martien ?


Cha(sseurs ivr)ognes

Le chasseur imbibé s’écrie :
— La… la cha… chasse est… ou… est ouverte…
Apparemment, les bouteilles de rouge aussi.


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