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Planet Opera

— Alors ? Des nouvelles ? Ils ont progressé ?
— Tu parles. Ils étaient en bonne voie, mais ils ont soudain décidé de se taper dessus pour des raisons plus débiles les unes que les autres ?
— Genre ?
— Dans le désordre ; certains se tapent dessus pour savoir qui tape le plus fort, d’autres pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire, d’autres encore parce qu’ils veulent absolument vivre ensemble mais pas tant que ça…
— Donc ils ne s’intéressent plus à l’univers ou la planète où ils vivent ?
— Si, si, mais ja majorité d’entre eux préfèrent dépenser leurs ressources à se taper dessus. Et, par conséquence, à détruire la planète.
— Tu crois qu’ils vont finir par comprendre ?
— Je crois, moi, que vu comme c’est parti, s’il reste quelqu’un sur la planète d’ici quelques générations, il sera plus occupé à survivre qu’à comprendre qu’il fait partie d’une expérience de laboratoire.
— Navrant…


Planet Opera

Les habitants de la planète Terre ont toujours cru que les héros et dieux de l’antiquité étaient des inventions d’auteurs ayant parfois abusé d’herbes sauvages. Il s’agissait en fait d’une troupe de théâtre extraterrestre échouée par accident et qui a tenté de s’adapter aux mœurs locaux. Ça vous fait quoi de savoir que vous avez un peu de génome de saltimbanque alien dans le sang ?


Planet Opera

« Tu m’avais promis un Planet Opera !
— Ben oui. C’était génial, non ? Toutes ces batailles spatiales, ces lieux étranges, ces extraterrestres…
— Peut-être. Mais je n’ai vu aucune planète chanter. »


Planet Opera

Guide du Spacio-Routard – Secteur galactique ZZ+α.

On accole souvent le terme de Planète à celui d’Opéra pour désigner d’épiques batailles spatiales, de véritables guerres wagnériennes. Il n’en est rien ; même dans l’espace, la guerre reste violente, sale et cruelle.

La seule exception connue à ce jour concerne le conflit qui impliqua une race d’êtres insectoïdes à une autre dont les représentants étaient de petits mammifères rondouillards à plumes multicolores. Ces derniers utilisaient une technique de combat inédite basée sur la modulation sonore, provoquant d’horribles vibrations des pièces de carapaces de leurs ennemis. Cela déclenchait de nombreuses lésions internes qui conduisaient à une mort certaine.

En d’autres termes, ils les tuaient en chantant.


Planet Opera

Guide du Spacio-Routard – Système PS-XB1.

Les deux explorateurs, serrés dans l’étroite cabine fort encombrée de leur minuscule vaisseau d’exploration contemplaient les relevés des sondes automatiques qui avaient cartographié ce parsec pour la toute première fois.

Ils crurent à un bug du système informatique lorsque, après une série de quelques planètes tout à fait banales, l’ordinateur se mit affiché des astres de formes cubiques, puis pyramidales, et même quelques uns en forme de croix.

Alors que le premier continuait à contempler la carte stellaire avec des yeux ronds, l’autre, se grattant la barbe, s’écria soudain :

«Oh, bin merde, regarde ! C’est un code de triche !»


Annonce – Avril

imageMars s’en est allé, poursuivi par un cortège des poissons avariés d’Avril, et pourtant, demeure un petit goût de reste-z-y sur cette planète guerrière. Cela tombe rudement bien puisque nous allons élever la plume vers les firmaments qui chantent et les hymnes en mode…

Planet Opera

Une réalisation commune à ne pas coller entre les oreilles des premières Vénus pour peu  que la hausse de Mercure, Saturne un peu trop la tête.

La Fabrique vous souhaite un mois d’Avril sur le fil des cordes vocales sidérales.


À la guerre comme à la guerre

— Nous avons triomphé. Il ne reste plus que toi et moi.

— Je n’appellerai pas cela un triomphe. D’autant que nous sommes tous les deux du même sexe. Autant dire qu’on est foutus.

— Alors vivons l’extinction de l’humanité de la meilleure façon possible. Oublions que nous ne sommes pas dans le même camp et profitons de ce qui nous reste.

— Tu as raison, l’ami. Après tout, tout ce qui est derrière nous est du passé. Ça ne nous concerne plus.

— Voilà ! Profitons, profitons tant qu’il nous est donné de vivre.

Quelques semaines plus tard, la faction du nord (effectifs : 1) tentait d’attaquer sournoisement la faction du sud (effectifs : 1) mais tombait dans les pièges tendues par cette dernière.

— À la guerre comme à la guerre, furent les derniers mots du vaillant soldat du nord avant que le vaillant soldat du sud ne l’achève.


À la guerre comme à la guerre

— Tu crois que ça marchera ?

Le grand noir à la coupe iroquoise jeta un regard furieux au grand dégingandé qui lui avait posé la question. Il tourna à nouveau la tête, faisant cliqueter la dizaine de colliers plaqué or qui pendait à son cou, vers l’étrange véhicule garé devant eux. C’était un assemblage hétéroclite de pièces de récupération, le faisant ressembler à un char d’assaut médiéval, mais équipé d’un moteur diesel. Sur le toit trônait trois bouteilles de gas devant servir de lance-missiles.

— Bien sûr. Tu doutes de mes talents ?

Le grand maigre à l’éternelle casquette ouvrit la bouche pour répondre, mais fut coupé par l’irruption de deux autres larrons ; un blondinet propre sur lui et un petit grisonnant au cigare démesuré vissé entre les dents.

— On y va, les hommes de Del Pierro attaquent !

Les quatre bondirent dans le véhicule. À son volant, le grand noir lança le moteur à fond, faisant bondir le char improvisé en avant, défonçant la porte de la grange. Surgissant dans la cour de la ferme, ils se virent entourés d’une demi-douzaine de pickups, chacun chargés de quatre à cinq hommes armés de fusils automatiques. Ceux-ci, revenant en une fraction de secondes de leur surprises, vidèrent leurs chargeurs sur l’improbable apparition.

Même si la plupart des balles ricochèrent sur les plaques d’acier soudées à la carrosserie, un nombre conséquent de projectiles perforèrent les bouteilles fixées au toit, les faisant exploser et transformant le véhicule en boule de  feu.

L’infâme Del Pierro descendit du pickup, les flammes encore vives se reflétant sur ses lunettes de soleil. Il souriait de toutes ses dents trop blanches.

— Ces vétérans, je vous jure… Complètement siphonnés !


À la guerre comme à la guerre

— Grhmblll… Dans la tranchée… Des caisses… Nuntudjûh !… Gaz moutarde… Tous morts… Grhmblll…

— Oh, non ! Papy ! Vous vous êtes encore oublié dans vos couches ?

— Ah, naguère comme à la guerre, gamine ! Héhéhéhé…


À la guerre comme à la guerre

Il n’avait jamais touché un fusil de sa vie. Il n’avait, bien entendu, pas fait de service militaire puisque celui-ci avait été abrogé un peu après sa naissance.
Le jeune conscrit se sentait totalement perdu dans cet uniforme, bardé de ces accessoires qu’il connaissait bien sans y avoir jamais touché.
Fan de FPS guerriers, il avait pourtant cru devenir un véritable héros lorsque la guerre avait éclaté et qu’on l’avait précipité sous les drapeaux.
Pourtant, dépité, il avait dû reconnaitre que la réalité était d’un level bien plus corsé que ce dont il avait l’habitude.
Lorsque la rafale de mitrailleuse le faucha, le coupant presque en deux, il en était encore à chercher comment activer les codes de triche.


À la guerre comme à la guerre

— À la guerre comme à la guerre ! hurla le caporal pour motiver ses troupes de poilus à l’assaut.

Baïonnette au clair, les hommes s’élancèrent hors de la tranchée, leurs fusils armés, leurs grenades à manche accrochées à la ceinture.

La brigade d’une cinquantaine d’hommes fut fauchée en une fraction de seconde lorsque le rayon de lumière cohérente balaya la zone. Sublimés en fines particules, ils n’eurent pas le temps de s’apercevoir qu’ils étaient déjà morts.

— « À la guerre comme à la guerre… », encore faut-il savoir de quelle guerre il s’agit, ricana le premier alien.

— Sont rigolos, ces humains. Je ne pensais pas qu’on parviendrait à la victoire simplement parce qu’ils croient dur comme fer à des aphorismes stupides.

— « Dur comme fer ? »

— Ta gueule.


Je t’haine

L’amour qu’éprouvait Judas pour le Fils de Dieu était presque inconditionnel : sa trahison ? Juste un tour pendable !


Je t’haine

Si l’on sondait son cœur, on aurait pu lire que cette jeune femme un peu filoute aimait plutôt son nouveau mari, mais qu’elle aimait bien plus son argent. Assez vite, elle se mit tellement à tondre son époux qu’on peut dire qu’en définitive, elle l’avait vraiment barboté.


Je t’haine

Circé pratiquait l’amour vache et aimait aussi les trucs cochons.


Je t’haine

On pensait le blesser en lui disant cela, mais c’était tout le contraire, l’exhibitionniste adorait aller se faire voir.


Je t’haine

Ce qui était assez pénible avec les prophètes de l’Éternel – même pour ce dernier – c’était qu’ils s’emmêlaient parfois avec leur vision du futur.
— Mais, euh, Seigneur, ne dit-on pas « Dieu est amour » ? essaya de temporiser Noé.
— T’occupe, ce slogan, ça n’est pas pour avant quelques millénaires, tempêta Jéhovah avant de balancer la sauce.


Je t’haine

Relations d’amour-haine entre la Russie et les États-Unis. Il semblerait que la sex tape de Trump qui a leaké soit very dick.


Je t’haine

Avant, Gepetto était aux petits soins avec lui. Mais c’était avant. Pinocchio craignait pour son bien-être et même sa santé, maintenant qu’il n’en avait plus rien à cirer de lui.


Espèces disparues (ou pas loin)

Isparhu (n.m., de l’Iranien, s’écrit également Ispahu) – désigne un habitant de la ville d’Ispahan (Iran, sud de Téhéran). Terme popularisé par le capitaine Braddock* comme insulte :
— Espèce d’Isparhu !

(* Je ne veux pas d’ennui avec la Moulinsart s.a.)


Espèces disparues (ou pas loin)

— Redites-moi pourquoi vous avez besoin de moi, déjà ? fit le savant fou à l’anthropologue.
Celui-ci se passa une main sur le visage. Discuter avec un savant fou est un exercice d’équilibriste mental assez fatiguant. Surtout lorsqu’il s’agit d’une négociation. Il lui répondit, en détachant bien chaque mot, comme s’il parlait à un enfant peu attentif.
— Je désire que vous me créiez une nouvelle espèce animale.
— De quel genre ?
— Peu importe. Je vous laisse libre. Mais ne vous lâchez pas trop. Il faut que ça reste crédible.
Boudant un peu, le savant fou reprit :
— Et, vous me dites que c’est pour la détruire après ?
— Pas détruite dans le sens «désintégrer». Il me faut des restes ; des bouts de squelettes, des reliquats et traces diverses. Qu’on puisse arriver à reconstituer l’animal par un long travail spéculatif.
Le savant semblait un peu perdu.
— Mais, pourquoi faire ?
L’anthropologue leva les bras et poussa un rire proche de la démence.
— Parce que, comme ça, moi aussi j’aurai découvert une espèce disparue ! Ils cesseront de se moquer de moi, à l’académie ! Mhouahahaha !
— Ah, mais, finit par dire le savant fou. En fait, vous êtes encore plus atteint que moi.


Espèces disparues (ou pas loin)

Il existe une espèce animale très mystérieuse, que les chercheurs n’ont pas classifié encore, faute d’en avoir trouvé la moindre trace. À vrai dire, ils ignorent encore son existence.
Il s’agit d’un petit mammifère, entre le rongeur et l’oiseau, qui aurait vécu probablement vers la fin du crétacé. Peut-être. C’est pas du tout sûr, en fait.
En fait, si on ne sait rien de cette créature, c’est surtout parce que lorsque fut organisé le grand concours planétaire de cache-cache, elle a gagné haut la main.
Certains la cherchent encore, paraît-il.


Espèces disparues (ou pas loin)

La seule raison pour laquelle l’ornithorynque n’a pas bêtement glissé dans la liste des espèces disparues, c’est que tous le monde le trouve rigolo. Et, les espèces disparues, c’est un sujet sérieux, grave. On n’y accepte pas les petits plaisantins.


Force rouge

La destruction du mur de Berlin ne pouvait être qu’un complot antimaçonnique.


Abductions

Les P’tits Gris préfèrent agir aux beaux jours, quand l’épidémie de gastro ne bat pas son plein. Parce qu’ils n’aiment pas que ça gicle quand ils sondent. Sinon, ils chercheraient du pétrole.


Danse avec les Poulpes

La baudroie pensait être tranquille dans les abysses. Hélas ! La pollution humaine est parvenue à descendre si profond, si profond, avec tous ses métaux lourds, que la terrifiante baudroie avec son appendice lumineux risque fort de devenir une espèce éteinte.


Danse avec les Poulpes

A trop tomber de Charybde en Scylla, Ulysse en tomba des nues, ou du moins dans son plus simple appareil sur les plages de la nymphe Calypso.
« Hummmmm, apprécia la coquine en coquilles, pas dégueu, le p’tit phoque, je vais d’ailleurs m’en faire un fuck-friend. »


Annonce – Avril


Les coups de faux de LaFaucheuse n’empêcheront jamais les jonquilles de refleurir au printemps ni les poissons de se pendre dans des dos innocents.

D’ailleurs, papa, dis-moi, d’où viennent tous ces cyprins suicidaires ? Pour le découvrir, le moment est venu de prendre la mer, d’essuyer quelques tempêtes et d’enfiler votre plus beau scaphandre car ce mois-ci, on

Danse avec les Poulpes

Une réalisation commune qui vous fera boire la tasse de bouillon de poiscaille et chanter avec les petites sirènes le soir dans les rues de l’Atlantide.

La Fabrique vous souhaite un mois d’avril ouvert aux nouvelles expériences (on se mouille pas trop).

La direction.


Les super aventures de LaFaucheuse

VANITÉS DES VANITÉS. Que vous ayez vécu riche ou pauvre, vous finirez fauchés.


Les super aventures de LaFaucheuse

LaFaucheuse avait très peu d’amis, tous disparaissaient quand elle voulait leur faire un câlin gratuit. Seule sa fidèle araignée de compagnie, LeFaucheux, résistait à ses élans d’affection fatals.


Annonce – Mars


Après un mois de février dédié au luxe et à la mode, qui a un peu traîné en longueur – une fois n’est pas costume, ahah ! –, voici donc que débarque sur Terre mars.

Une telle collision ne pouvant se faire sans quelques dégâts collatéraux et centraux, elle sonnera l’heure du body count que nous établirons avec une minutie de comptable dans…

Les super aventures de LaFaucheuse

Une réalisation commune qui flinguera à tout va, en présentant les exploits de la plus grande meurtrière de l’Univers (la seule, en fait, à bien y réfléchir).

La Fabrique vous souhaite un mois de Mars amande.

La Direction.


Paradis artificiels

Un jour, perdu depuis dans la nuit des temps, Dieu se fit un rail de poudre avec une substance de son invention. Le mélange eut surtout pour effet de lui chatouiller les sinus et il éternua si violemment que tout s’éparpilla en galaxies, amas stellaires et autres éclaboussures étincelantes d’étoiles. Seule reste de cette tentative de paradis artificiel la ligne que nous appelons Voie Lactée.


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