Archives de Catégorie: 64 À la guerre comme à la guerre

À la guerre comme à la guerre 

MacGyver avait adoré ses cadeaux d’anniversaire ; plusieurs paquets de chewing-gum et une boîte de trombones.

Mais le plus beau des présents lui fut offert par son ennemi juré. Il se présentait sous la forme d’une boîte et d’une enveloppe dans laquelle se trouvait le message suivant :

Il y a dans ce carton une bombe réglée sur 3 minutes. Tu dois la désamorcer en utilisant uniquement ce qui est dans cette pièce.

Bisous, Murdoc

C’était vraiment un chouette anniversaire.


À la guerre comme à la guerre

— Nous avons triomphé. Il ne reste plus que toi et moi.

— Je n’appellerai pas cela un triomphe. D’autant que nous sommes tous les deux du même sexe. Autant dire qu’on est foutus.

— Alors vivons l’extinction de l’humanité de la meilleure façon possible. Oublions que nous ne sommes pas dans le même camp et profitons de ce qui nous reste.

— Tu as raison, l’ami. Après tout, tout ce qui est derrière nous est du passé. Ça ne nous concerne plus.

— Voilà ! Profitons, profitons tant qu’il nous est donné de vivre.

Quelques semaines plus tard, la faction du nord (effectifs : 1) tentait d’attaquer sournoisement la faction du sud (effectifs : 1) mais tombait dans les pièges tendues par cette dernière.

— À la guerre comme à la guerre, furent les derniers mots du vaillant soldat du nord avant que le vaillant soldat du sud ne l’achève.


À la guerre comme à la guerre

— Tu crois que ça marchera ?

Le grand noir à la coupe iroquoise jeta un regard furieux au grand dégingandé qui lui avait posé la question. Il tourna à nouveau la tête, faisant cliqueter la dizaine de colliers plaqué or qui pendait à son cou, vers l’étrange véhicule garé devant eux. C’était un assemblage hétéroclite de pièces de récupération, le faisant ressembler à un char d’assaut médiéval, mais équipé d’un moteur diesel. Sur le toit trônait trois bouteilles de gas devant servir de lance-missiles.

— Bien sûr. Tu doutes de mes talents ?

Le grand maigre à l’éternelle casquette ouvrit la bouche pour répondre, mais fut coupé par l’irruption de deux autres larrons ; un blondinet propre sur lui et un petit grisonnant au cigare démesuré vissé entre les dents.

— On y va, les hommes de Del Pierro attaquent !

Les quatre bondirent dans le véhicule. À son volant, le grand noir lança le moteur à fond, faisant bondir le char improvisé en avant, défonçant la porte de la grange. Surgissant dans la cour de la ferme, ils se virent entourés d’une demi-douzaine de pickups, chacun chargés de quatre à cinq hommes armés de fusils automatiques. Ceux-ci, revenant en une fraction de secondes de leur surprises, vidèrent leurs chargeurs sur l’improbable apparition.

Même si la plupart des balles ricochèrent sur les plaques d’acier soudées à la carrosserie, un nombre conséquent de projectiles perforèrent les bouteilles fixées au toit, les faisant exploser et transformant le véhicule en boule de  feu.

L’infâme Del Pierro descendit du pickup, les flammes encore vives se reflétant sur ses lunettes de soleil. Il souriait de toutes ses dents trop blanches.

— Ces vétérans, je vous jure… Complètement siphonnés !


À la guerre comme à la guerre

— Grhmblll… Dans la tranchée… Des caisses… Nuntudjûh !… Gaz moutarde… Tous morts… Grhmblll…

— Oh, non ! Papy ! Vous vous êtes encore oublié dans vos couches ?

— Ah, naguère comme à la guerre, gamine ! Héhéhéhé…


À la guerre comme à la guerre

Il n’avait jamais touché un fusil de sa vie. Il n’avait, bien entendu, pas fait de service militaire puisque celui-ci avait été abrogé un peu après sa naissance.
Le jeune conscrit se sentait totalement perdu dans cet uniforme, bardé de ces accessoires qu’il connaissait bien sans y avoir jamais touché.
Fan de FPS guerriers, il avait pourtant cru devenir un véritable héros lorsque la guerre avait éclaté et qu’on l’avait précipité sous les drapeaux.
Pourtant, dépité, il avait dû reconnaitre que la réalité était d’un level bien plus corsé que ce dont il avait l’habitude.
Lorsque la rafale de mitrailleuse le faucha, le coupant presque en deux, il en était encore à chercher comment activer les codes de triche.


À la guerre comme à la guerre

— À la guerre comme à la guerre ! hurla le caporal pour motiver ses troupes de poilus à l’assaut.

Baïonnette au clair, les hommes s’élancèrent hors de la tranchée, leurs fusils armés, leurs grenades à manche accrochées à la ceinture.

La brigade d’une cinquantaine d’hommes fut fauchée en une fraction de seconde lorsque le rayon de lumière cohérente balaya la zone. Sublimés en fines particules, ils n’eurent pas le temps de s’apercevoir qu’ils étaient déjà morts.

— « À la guerre comme à la guerre… », encore faut-il savoir de quelle guerre il s’agit, ricana le premier alien.

— Sont rigolos, ces humains. Je ne pensais pas qu’on parviendrait à la victoire simplement parce qu’ils croient dur comme fer à des aphorismes stupides.

— « Dur comme fer ? »

— Ta gueule.


À la guerre comme à la guerre

Bataille rangée entre deux syndicats ouvriers sur un chantier de construction, on parle de tirs de mortier.


À la guerre comme à la guerre

 Je sais ce que tu penses : « C’est six fois qu’il a tiré ou c’est cinq seulement ? ». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel j’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un Iron Spit 5000, le plus puissant soufflant à clous qu’il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu ne dois te poser qu’une question : « Est-ce que je tente ma chance ? » Vas-y, tu la tentes ou pas ?
Je crois que je suis déjà fixé, répondit Jésus les deux mains clouées à la planche.


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Ça t’enfonce un clou jusqu’à la tête, à t’en péter les pinces pour l’extirper. Rien ne lui résiste ! Chêne, ébène, tous les bois le sentent passer. Le marbre fait pas le fier et je te raconte pas la pierre !
— Et les os ?
— Quoi les os ? Je suis charpentier, pas boucher !
— Bah, il n’y a plus de cordes pour fixer ce gus à sa croix, on va donc avoir besoin de ton joujou.
Le charpentier fixa son pistolet breveté et le pauvre hère couronné d’épines.
— Un joujou… Jupiter, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent.


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Mécanisme électronique breveté, ça défonce !
— Moué, c’est mignon. Atta ! Hmmmmmmmffffffffff ! Ho-hisse !
— Que-que-que-que… ?
— Pas mal, hein ? C’est ma Gatling à clous, spéciale poutrelles en fonte, haute précision. Ce bébé te crache des clous de neuf pouces à une cadence de 1200 par minutes… Mais… reviens ! je te laisserai même l’essayer ! Pars pas sans ton joujou !


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Son système électronique te permet d’empaler une mouche à 100 pas. Et avec ça, je vais… PAN ! Arg…
— When you have to shoot, shoot ! Don’t talk ! maugréa Tuco en sortant de son bain moussant.


%d blogueurs aiment cette page :