À la guerre comme à la guerre

— Grhmblll… Dans la tranchée… Des caisses… Nuntudjûh !… Gaz moutarde… Tous morts… Grhmblll…

— Oh, non ! Papy ! Vous vous êtes encore oublié dans vos couches ?

— Ah, naguère comme à la guerre, gamine ! Héhéhéhé…


À la guerre comme à la guerre

Il n’avait jamais touché un fusil de sa vie. Il n’avait, bien entendu, pas fait de service militaire puisque celui-ci avait été abrogé un peu après sa naissance.
Le jeune conscrit se sentait totalement perdu dans cet uniforme, bardé de ces accessoires qu’il connaissait bien sans y avoir jamais touché.
Fan de FPS guerriers, il avait pourtant cru devenir un véritable héros lorsque la guerre avait éclaté et qu’on l’avait précipité sous les drapeaux.
Pourtant, dépité, il avait dû reconnaitre que la réalité était d’un level bien plus corsé que ce dont il avait l’habitude.
Lorsque la rafale de mitrailleuse le faucha, le coupant presque en deux, il en était encore à chercher comment activer les codes de triche.


À la guerre comme à la guerre

— À la guerre comme à la guerre ! hurla le caporal pour motiver ses troupes de poilus à l’assaut.

Baïonnette au clair, les hommes s’élancèrent hors de la tranchée, leurs fusils armés, leurs grenades à manche accrochées à la ceinture.

La brigade d’une cinquantaine d’hommes fut fauchée en une fraction de seconde lorsque le rayon de lumière cohérente balaya la zone. Sublimés en fines particules, ils n’eurent pas le temps de s’apercevoir qu’ils étaient déjà morts.

— « À la guerre comme à la guerre… », encore faut-il savoir de quelle guerre il s’agit, ricana le premier alien.

— Sont rigolos, ces humains. Je ne pensais pas qu’on parviendrait à la victoire simplement parce qu’ils croient dur comme fer à des aphorismes stupides.

— « Dur comme fer ? »

— Ta gueule.


Figures libres

Comme il disait souvent, avant de finir dans une belle boîte en sapin, « la vieillesse est un coffrage ».


À la guerre comme à la guerre

Bataille rangée entre deux syndicats ouvriers sur un chantier de construction, on parle de tirs de mortier.


À la guerre comme à la guerre

 Je sais ce que tu penses : « C’est six fois qu’il a tiré ou c’est cinq seulement ? ». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel j’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un Iron Spit 5000, le plus puissant soufflant à clous qu’il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu ne dois te poser qu’une question : « Est-ce que je tente ma chance ? » Vas-y, tu la tentes ou pas ?
Je crois que je suis déjà fixé, répondit Jésus les deux mains clouées à la planche.


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Ça t’enfonce un clou jusqu’à la tête, à t’en péter les pinces pour l’extirper. Rien ne lui résiste ! Chêne, ébène, tous les bois le sentent passer. Le marbre fait pas le fier et je te raconte pas la pierre !
— Et les os ?
— Quoi les os ? Je suis charpentier, pas boucher !
— Bah, il n’y a plus de cordes pour fixer ce gus à sa croix, on va donc avoir besoin de ton joujou.
Le charpentier fixa son pistolet breveté et le pauvre hère couronné d’épines.
— Un joujou… Jupiter, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent.


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Mécanisme électronique breveté, ça défonce !
— Moué, c’est mignon. Atta ! Hmmmmmmmffffffffff ! Ho-hisse !
— Que-que-que-que… ?
— Pas mal, hein ? C’est ma Gatling à clous, spéciale poutrelles en fonte, haute précision. Ce bébé te crache des clous de neuf pouces à une cadence de 1200 par minutes… Mais… reviens ! je te laisserai même l’essayer ! Pars pas sans ton joujou !


À la guerre comme à la guerre

— Hé, t’as vu mon pistolet à clous, baby ? C’est le Iron Spit 5000 ! Système à injection haute précision. Son système électronique te permet d’empaler une mouche à 100 pas. Et avec ça, je vais… PAN ! Arg…
— When you have to shoot, shoot ! Don’t talk ! maugréa Tuco en sortant de son bain moussant.


Annonce – Mars

Avec mars, c’est l’arrivée du printemps, le retour des beaux jours, la marmotte qui sort d’hibernation, le Poilu qui sort de sa tranchée et le bricoleur qui sort de léthargie. En mars, le bien nommé, c’est…

À la guerre comme à la guerre

Une réalisation commune qui s’intéressera aux conflits armés comme aux murs en béton armé qui résistent aux assauts des bricolos du dimanche, quand système de défense rime avec système D et McGuyver avec MacArthur.

La Fabrique vous souhaite cent balles et un mars !

La direction.


Je t’haine

— Grouik ? Pourquoi, Jean-Claude, pourquoi ? gémit Piggy la cochonne en hoquetant des bulles de sang.
— Pardonne-moi mon amour, mais… c’est que je dois aussi gagner ma vie, sanglota le charcutier zoophile.


Je t’haine

Après plusieurs extractions malencontreuses, poses de couronnes couronnées d’insuccès et détartrages trop décapants, le patient pourtant doté de toute la qualité dû à son titre se sentit pousser une dent contre sa belle dentiste. Et die qu’à l’origine, il en était mordu. A son insu, elle le trouvait également à croquer et sucrait patiemment la fraise dentaire en vue de sa prochaine visite.


Je t’haine

— Et tomber amoureux, là tout de suite ? propose Cupidon, guilleret.

— Nan, ça ira, merci, répond saint Sébastien, déjà au supplice.


Je t’haine

L’amour qu’éprouvait Judas pour le Fils de Dieu était presque inconditionnel : sa trahison ? Juste un tour pendable !


Je t’haine

Si l’on sondait son cœur, on aurait pu lire que cette jeune femme un peu filoute aimait plutôt son nouveau mari, mais qu’elle aimait bien plus son argent. Assez vite, elle se mit tellement à tondre son époux qu’on peut dire qu’en définitive, elle l’avait vraiment barboté.


Je t’haine

Circé pratiquait l’amour vache et aimait aussi les trucs cochons.


Je t’haine

On pensait le blesser en lui disant cela, mais c’était tout le contraire, l’exhibitionniste adorait aller se faire voir.


Je t’haine

Ce qui était assez pénible avec les prophètes de l’Éternel – même pour ce dernier – c’était qu’ils s’emmêlaient parfois avec leur vision du futur.
— Mais, euh, Seigneur, ne dit-on pas « Dieu est amour » ? essaya de temporiser Noé.
— T’occupe, ce slogan, ça n’est pas pour avant quelques millénaires, tempêta Jéhovah avant de balancer la sauce.


Je t’haine

​Ils se regardent en chien de faïence, les yeux dans les yeux, sans se toucher. Elle veut qu’il lui fasse mal. Lui n’ose pas faire un geste. Les deux sont au bord de l’orgasme. 

Sado & Maso s’aiment… 


Je t’haine

​- Tu m’aimes ? 

– Oui. 

– Je déteste ça. Je te déteste. 

– J’adore ça, ma détestée. 

– Je te hais, embrasse-moi. 

– Pas question. 

– Oh, grand fou ! 
Les histoires d’amour chez les bipolaires, c’est toute une aventure… 


Je t’haine

Relations d’amour-haine entre la Russie et les États-Unis. Il semblerait que la sex tape de Trump qui a leaké soit very dick.


Je t’haine

Avant, Gepetto était aux petits soins avec lui. Mais c’était avant. Pinocchio craignait pour son bien-être et même sa santé, maintenant qu’il n’en avait plus rien à cirer de lui.


Je t’haine

Que tu étais bonne pour moi, mon amour. Tout en toi n’était que délices et plaisir des sens. Jusqu’au bout je t’ai aimé. Et maintenant, que reste-t-il de toi ? Trois fois rien. Que des souvenirs.

Ah, si, suis-je bête. Il doit encore me rester des rognons au congélateurs !


Je t’haine

Cupidon, Jean-Pierre : recherché pour port d’arme de jet, trafic de stupéfiants et violence psychologique avec préméditation. Ne vous fiez pas à son air angélique et son visage de chérubin ; cet homme est dangereux.
Merci de contacter les autorités (police, avocat, médiateur matrimonial) si vous l’apercevez. Ne tentez en aucun cas de l’approcher seul.


Annonce – Février

Février, c’est le mois des zamoureux pour certains, des plaisirs solitaires pour d’autres, et des bénéfices insolents pour les parfumeurs. À la Fabrique, ni chocolats ni eau de Cologne, mais des mots et des maux :

 Je t’haine

Une réalisation commune qui vénèr(e) l’amour dans tout ses états. À moins qu’au contraire elle voue un culte à la haine sous toutes ses formes. Et si la Saint-Valentin tombait le jour de la Saint-Barthélémy ?… Et si les deux se mélangent, ça donne quoi ? Un cupidon qui déchire les couples ou des divorces qui terminent en partouzes ? Dévoilons donc les résultats des enquêtes menées par la FabLiMi…

La Fabrique vous souhaite un doux mois de février, dans un lit à deux ou dans celui de l’hôpital le plus proche !

La direction.


L’esprit de fête

​Les spectres hantant le grand hall du manoir abandonné avaient organisé une monumentale saturnale. N’ayant ni limite ni notion du temps qui passe, la fête durait depuis presque un siècle. Malheureusement, elle manquait cruellement d’alcool.


Avions & Bateaux

On avait beau se moquer qu’ils restaient trop longtemps dans les jupes de leurs mères, les bateaux de la nouvelle génération refusaient toujours de mettre les voiles.


L’esprit de fête

La mère du geek pré-ado parvint à convaincre celui-ci d’organiser une fête pour son prochain anniversaire. Elle lui proposa de tout organiser tandis qu’il se contentait d’annoncer l’événement sur ses réseaux sociaux préférés.

La veille du jour dit, la maman du geek lui demanda quel type de gâteau il préférait. Devant la confusion engendrée par la question, le petit geek s’exclama :

— Mais… Tu veux dire qu’ils vont venir IRL ?

Devant la réponse affirmative, il couru s’enfermer dans sa chambre, pour y attendre la visite du pédopsychiatre.


Avions & Bateaux

Son étrave brisait les vagues en embruns arrosant les passagers sur son pont. Ses cheminées crachaient une fumée noire empuantie de diesel marin brûlé. Et, sa coque grinçait des dents dès qu’il coupait les vagues de travers.
Ce petit ferry était vraiment un voyou.


L’esprit de fête

​Les explorateurs avaient finalement compris que la tribu les invitaient à partager leur repas et faire la fête avec eux. Celle-ci commença par des tournées et des tournées d’une boisson fortement alcoolisée. Le ventre vide, malgré qu’ils se demandaient en quoi allait consister le festin, ils furent finalement bientôt cuits.


Avions & Bateaux

Un fait rassure tous les bateaux du monde : la mer ne vieillit pas.


L’esprit de fête

​Malgré que ce ne soit plus du tout à la mode, le fils de l’artificier continuait à organiser des boums.


Avions & Bateaux

Comme leurs cousins aériens, les bateaux ont des contrôles à l’embarquement, un équipage, des hôtesses et stewards, un service de bord, des instructions de sécurité… Et, chacun de ces bateaux rêve en secret de s’envoler un jour.


Esprit de fête

Delphine la pythie était quelqu’un de populaire ; accorte, rieuse, ayant toujours un mot aimable pour chacun, on l’invitait souvent à toutes les fêtes.
Malheureusement, durant la soirée, quelqu’un oubliait presque toujours qu’il ne fallait surtout pas fumer en sa présence.
Lorsque ça arrivait, Delphine finissait par avoir les yeux révulsés, se mettait à trembler, puis chuchotait à l’oreille du fumeur qui partait ensuite en courant et en hurlant des choses étranges comme « C’est la fin, Sparte nous attaque ! » ou « C’est la fin, les moissons sont mortes ! ».
Le plus étrange était qu’on continuait à inviter Delphine.


L’esprit de fête

À 20 heures, lorsqu’il est arrivé chez ses amis armé de plusieurs bouteilles, il avait l’esprit de fête.
Vers 5 heures du matin, vautré dans la baignoire, des traces suspectes sur sa chemise déboutonnée, il avait l’esprit défait.


L’esprit de fête

Le psychopathe était lui aussi un bon vivant, qui aimait s’entourer et faire la fête. 

Malheureusement, à chaque fois, et même lorsqu’il invitait chez lui, il finissait invariablement la soirée tout seul. 


L’esprit de fête

Il était si animé par l’esprit de fête qu’il s’y dépensait sans compter, autant physiquement que financièrement. Bien entendu, il abusa et usa son foie et son cœur à force de bacchanales. Tant et si bien qu’il finit par passer l’arme à gauche.
Il devint pur esprit, de fait.


L’esprit de fête

Son enterrement de vie de garçon devait être la dernière ligne droite avant son mariage. Mais l’alcool « aidant », il ne retrouva jamais le chemin de quoi que ce soit.


Figures libres

La peur ne la submergea que lorsqu’il ouvrit en grand son horrifice.


L’esprit de fête

Lapsus révélateur, avant de partir faire la bringue avec des amis :
— Promis, je ne boirai pas trop, maman. Trinquiète pas !


L’esprit de fête

Après l’ivresse des hauteurs, l’alpiniste fêtait son ascension aux Caves Saint-Sabin en testant l’ivresse des profondeurs.


L’esprit de fête

Sur la piste de danse, collé aux enceintes, il était tellement high qu’il n’entendait plus les basses.


L’esprit de fête

Il fallait absolument qu’il ramène une fille à la maison ce soir.
Non, en fait, à la vérité, il fallait absolument qu’une fille sobre le ramène à la maison.
Ou un gars, peu importe.

 


L’esprit de fête

Il était sorti en boîte ce soir-là car il avait besoin d’un peu de frivolité, de légèreté dans sa vie. Mais après le huitième verre, il sentit comment la gravité le rattrapait sur la piste de dense.


Figures libres

Il ne faut pas confondre Pôle Emploi et Aménophis.


L’esprit de fête

Tapageur, lâchant des rots sonores, jetant des confettis et faisant pleuvoir du whisky Coca et de la bière dans toute la maison, le supposé poltergeist s’avéra en réalité être l’esprit de la fête.


Annonce – Janvier

Janvier débarque et c’est reparti pour une nouvelle année pleine de microsurprises et de mégaplaisirs littéraires ! La bouche encore pâteuse, le ventre encore tendu sur le paletot, alternant cuites et dégrisements, nous comptons bien prolonger ici un peu plus longtemps…
L’esprit de fête

Une réalisation commune qui célébrera la fête dans tous ses états, les boîtes de nuit, les repas de famille, les commémorations, les réveillons où on se noie dans son vomi et Kiki qui remue la queue en espérant un susucre…

La Fabrique vous souhaite une très bonne année 2017 (année pompette) !

La direction.


Figures libres

Il ne faut pas confondre blitzkrieg et l’Axe hâtif.


Figures libres

Il ne faut pas confondre blitzkrieg et l’Axe hâtif.


Espèces disparues (ou pas loin)

​Aucune espèce n’a vraiment disparue. C’est ce qu’elles veulent nous faire croire. En fait, elles nous manipulent dans l’ombre depuis la nuit des temps ; elles complotent, elles oudissent, elles plannifient. C’est pour cela que je veux vous prévenir. Il faut que cela éclate au grand jour, il faut que l’humanité sache que…

Excusez-moi, on frappe à la porte. Je reviens tout de suite.


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