Vies artificielles

Cruelles désillusions pour Pinocchio qui s’imaginait finir sa vie verni : il creva d’une overdose de sciure dans un rade pourri à Pantin.


Vies artificielles

La nuit, quand les humains dorment, les mannequins de crash-tests abandonnés avec les carcasses de leurs voitures dans les casses se jaugent de leurs regards aveugles et se lancent des défis de casse-cous. Ils font rugir des moteurs fantômes et brûlent les pneus de leurs bolides en ruine au cours de rodéos sauvages, cherchant sans doute une illusion de vie, un frisson interdits jusqu’alors.


Peurs d’enfance

Charlie prenait soin de ne surtout pas regarder sous son lit, lorsqu’il se glissait dans les couvertures. Il savait que le monstre sous le lit guettait le moindre faux pas de sa part. Lui accorder de l’importance, c’était lui donner la force de nuire vraiment. Mais même sans l’observer, il avait sa petite idée quand à la nature de cette créature. Il devait s’agir d’un gros loup tapi en embuscade, vu tous les moutons qui traînaient sur le plancher.


Vies artificielles

Je suis fait avec du binaire, disait le petit robot.
Et moi avec une binette, répondait le golem.


Peurs d’enfance

En grandissant, Théo avait compris que le monstre sous le lit, ceux de la cave ou du grenier n’étaient que des inventions de son esprit imaginatif, une fable qu’on racontait aux enfants pour les effrayer. Mais il y avait un monstre qui hantait la chambre de ses parents, de ça, il en était sûr. Pour rien au monde, il n’entrerait là. Les bruits qu’il poussaient, cris aigus et souffles rauques, suffisaient à le tétaniser au milieu de la nuit. Heureusement, ses parents fermaient toujours la porte de leur chambre à clé, qu’ils s’y trouvent ou pas. Alors… Comment Théo savait-il que cette créature existait vraiment ? Il avait entendu ses parents parler à voix basse, en quelques occasions, de la
« bête à deux dos ».


Vies artificielles

Bien qu’hindouiste, le suicidaire n’avait pas un instant pensé qu’il allait se réincarner dans un mannequin de crash-tests.


Vies articifielles

Quand un robot échappé de l’œuvre de Karel Čapek s’en prend à un de ses contemporains littéraires, le Golem de Meyrink, les forces en présence sont pour le moins déséquilibrées : c’est la peau de terre contre la peau de fer.


Peurs d’enfance

Gerald, le fils du tout nouveau lauréat de l’International Gore Award, n’avait pas de raison d’être terrifié par les écrits de son père, mais le trophée en question le tétanisait. Il faut dire que, ainsi que son père avait pu le vérifier sur leurs imbuvables voisins dès qu’il était rentré de la remise des prix, ce lourd objet contondant semblait avoir été conçu tout spécialement pour réduire des crânes en bouillie en un ou deux coups.


Vies artificielles

L’attaque virale des Anonymous contre les forces d’intervention de la Robolice frappa avec un léger temps de retard. Ils se tenaient prostrés, assis sur le rebord du trottoir, les trois lois d’Asimov inoculées comme un violent poison dans leurs circuits… Des larmes de mercure coulaient de leurs yeux d’acier et se mêlaient au sang caillé des insurgés dans le caniveau.


Peurs d’enfance

Dans ce pays à la dictature installée au pouvoir depuis plusieurs décennies, les histoires censées édifier la jeunesse de la nation mettent les enfants en garde, non pas contre le monstre du placard, mais contre celui de l’isoloir.


Peurs d’enfance

Dans le doute, de peur qu’ils reprennent leur apparence première, il les maintenait attachés avec de lourdes chaînes en acier. Il ne savait pas à quel moment exactement l’innocence de son enfance s’était envolée ni quand précisément les monstres de la cave, du grenier, du place et sous le lit avaient pris les traits de prisonniers humains terrifiés.


Vies artificielles

On a critiqué Mary Shelley en lui disant que son histoire de monstre mort-vivant était cousu de fils blancs. Mais quand même… C’est une critique un peu facile. Allez faire en sorte de recoudre des bouts de macchabées en rendant les fils vraiment discrets, quand vous en avez pour au moins 2000 points de suture.


Peurs d’enfance

Il ouvrit le livre et commença à raconter à Timo son histoire du soir. Ce n’était pas un petit livre de contes, comme d’habitude, plutôt un énorme grimoire poussiéreux. Ce n’était pas l’histoire d’une princesse qui s’ignore et finit par découvrir ses origines, et le grand amour, comme d’habitude. Plutôt l’histoire effrayante d’un monstre qui attend son heure, quand sa jeune victime savoureuse s’endormira, pour l’engloutir en trois bouchées. Le lecteur referma le livre une fois l’histoire finie, adressa un clin d’œil à l’enfant terré au fond de son lit et lui ébouriffa les cheveux. Puis il quitta la chambre en laissant le grimoire inquiétant en évidence sur la table de chevet. Timo aurait voulu se lever d’un bond et courir jusqu’à la chambre de ses parents, s’assurer qu’ils étaient bien là, qu’ils allaient bien, que son père était vivant. Mais au lieu de ça, il resta empêtré dans ses draps, les couvertures sur la tête, priant pour avoir simplement rêvé cette horrible histoire du soir. Timo le savait, Timo le sentait, il l’avait lu dans ses yeux, dans son sourire trop grand pour être… normal ! Même s’il avait les traits de son père, ça n’était pas lui.
Après le monstre sous le lit et celui du placard, le gamin venait de faire la connaissance du monstre de la bibliothèque.


Vies artificielles

Viktor Frankenstein rêvait de faire voler en éclats les théories scientifiques poussiéreuses sur la vie artificielle. Enfin, pour l’instant, tout ce qu’il parvenait à faire, c’était éparpiller des bouts de cadavres un peu partout dans son laboratoire.


Poésie médiévale japonaise & Cie

Construisons-nous un abri de glycines
Et parcourons la baie
Sur notre bateau
Les gens qui ne savent qui nous sommes
Nous prendront-ils pour des pêcheurs ?

藤波を仮庵に造り浦廻する人とは知らに海人とか見らむ
久米朝臣継麿

Man.yôshû – Livre 19 – poème 4202 – Kume no Asomi Tsugimaro (poème 4 sur 4)


Vies artificielles

Pour endormir le petit robot, rien de plus efficace qu’une jolie perceuse.


Vies artificielles

Le pantin assassina sauvagement le marionnettiste le jour où il apprit que son prétendu maître lui avait menti pendant toutes ses années : même s’il n’appartenait pas au règne animal ou humain, mais plutôt à celui de l’artificiel s’animant en une imitation de la Nature, comme les robots, il n’était en aucun soumis aux trois lois d’Asimov.


Peurs d’enfance

Férue de mythologie, la petite Beverley a cauchemardé toute la nuit du dimanche au lundi et a passé son début de semaine avec une boule dans le ventre. Ses parents veulent faire d’elle une future assistante de direction, parfaite en tous points. Rien que de penser à ce qui l’attend ce soir, Beverley est pétrifiée : sa mère l’a inscrite à son premier cours de Sthéno.


Vies artificielles

Ésotérisme et érotisme ont sans doute beaucoup à voir. Avec la sérendipité et les progrès hasardeux de l’hermétisme, tu avances ou tu recules, comment veux-tu, comment veux-tu que… Oh ! Mon cule !!


Vies artificielles

BobbyTM le Robot fut le jouet événement de ce Noël-là. Tous les garçons et toutes les filles en voulurent un. Il faut dire qu’on ne pouvait que succomber quand, à la fin du spot publicitaire, il vous regardait de ses grands yeux doux en annonçant : « Je serai ton nouveau meilleur ami. »
Il y parvint – auprès des enfants qui eurent la joie de se le voir offrir – en éradiquant tout éventuel concurrent.


Peurs d’enfance

Jules, gosse alsacien et fils unique, avait constamment les yeux rivés sur le ciel. Il craignait par dessus tout les cigognes. Ce n’était qu’une question de mois, il le savait, avant qu’une d’entre elles dépose sur le perron de sa maison un nourrisson qui ravirait tout l’amour de ses parents.


Vies artificielles

Grand, brun, la quarantaine, diplômé en physique et biologie, je suis débrouillard et touche-à-tout – un génie du système D et de la récup, en quelque sorte ! Également doux et attentionné, je recherche la femme parfaite. Si tu es solitaire, as de jolies jambes, un nez fin ou une belle poitrine (95C de préférence), contacte-moi. Pour les autres parties du corps, j’ai déjà ce qu’il me faut.


Peurs d’enfance

Non. Elle ne se rapprochera pas du bord de la piscine. Non. Elle ne se jettera pas à l’eau. Non. Elle ne se laissera pas attacher à une planche. Elle connaît la vérité derrière les mots. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de « nage papillon ». Elle sait bien que le maître nageur ne se sert pas de sa perche pour aider les élèves à nager. Non. Il l’appuie sur la poitrine de ses camarades, et pousse, pousse. Il les cloue au fond de la piscine, comme des papillons sur une planche de liège.

(Merci à Sandrine Scardigli pour l’enrichissement de la micronouvelle avec « nage papillon » et la planche)


Vies artificielles

L’apprenti assassin n’est pas une lumière, loin de là. Il s’acharne à vouloir tuer le golem en l’enterrant vivant.


Peurs d’enfance

Empêtrée dans un cauchemar poisseux, bondé de monstres indescriptibles, la fillette se savait en train de rêver. Même ainsi, elle cherchait à s’enfoncer plus avant dans le sommeil, à ne pas quitter les rivages du rêve tout de suite. Car la réalité qui l’attendait à son réveil était bien plus terrible.


Vies artificielles

Le péché originel du golem fut de croquer dans la pomme de terre de la connaissance.


Vies artificielles

À force d’essuyer les plâtres, le golem finit en muret.


Poésie médiévale japonaise & Cie

Nous vînmes sans
Nous attendre à rien
Mais en voyant les glycines
Qui fleurissent en baie de Tako
Alors ici, il nous faut passer la nuit !

いささかに思ひて来しを多胡の浦に咲ける藤みて一夜経ぬべし
判官久米朝臣広縄

Man.yôshû – Livre 19 – poème 4201 – Le prévôt Kume no Asomi Hironawa (poème 3 sur 4)


Vies artificielles

À la Saint-Valentin, pour être sûr qu’aucune fleuriste, aucune petite fille aux allumettes ne va essayer de ravir ou enflammer son cœur de pierre, le golem l’entoure de sables mouvants.


Vies artificielles

Le bug, avec ce robot commandant de bord, c’est que dès qu’une hôtesse pénètre dans le cockpit, il passe en pelotage automatique.


Peurs d’enfance

Je crois que je garderai gravé en moi, jusqu’à la mort, le souvenir de la vieille folle du bout de la rue. Notre famille vivait la maison mitoyenne. Personne dans le quartier ne lui adressait la parole, mais les rumeurs allaient bon train à son sujet. Elle avait toujours vécu là et, au décès de ses parents dans d’étranges circonstances jamais vraiment élucidées, elle s’était retrouvée toute seule, à peine majeure. Cette perte n’arrangea rien à la bizarrerie de la jeune fille, qui empira. Le facteur nous rapporta qu’elle lui avait déclaré, avec un regard halluciné, que c’en était fini de sa relation enfantine avec Willy, son ami imaginaire. Elle avait compris, avec la mort de son père et sa mère, qu’il était véritablement une bête. LA Bête ! Et qu’elle, donc, ne pouvait être en toute logique que la Belle. Ils se devaient de vivre leur conte de fées et leurs rapports devaient évoluer… vers « quelque chose de plus adulte ». Le facteur avait semble-t-il repris mot pour mot l’expression de la voisine, mais en disant cela, une expression narquoise avait flotté sur son visage.
Aux yeux du quartier, elle avait vécu une existence solitaire et recluse, en dépensant lentement l’héritage parental, sans avoir à travailler.
Le mur de ma chambre donnait directement sur leur maison, et mes sens, puis mon imagination d’enfant qui prit le relais, me racontèrent une tout autre histoire.
Avec effroi, au beau milieu de la nuit, je les entendais, leurs ébats contre-nature. Elle et… allez savoir quoi exactement ?, de la tombée de la nuit au lever du jour, ils ahanaient et soufflaient tout contre mes oreilles. Il me semblait presque sentir dans l’air au-dessus de mon lit leurs odeurs mêlées, sueur féminine et musc immonde.
Puis avec les mois, les années, d’autres halètements, d’autres remugles se mêlèrent à ces premières agressions sensitives. Je savais, tout au fond de moi, sans avoir besoin d’en parler (qui me croirait de toute façon ? Elle vivait seule, hein !) qu’elle avait enfanté. Une dizaine, des douzaines de petits monstres, qui grouillaient chez elle. Prisonniers, cherchant à s’évader dans le vaste monde. À creuser le mur qui donnait sur ma chambre.


Peurs d’enfance

Le taudis qu’il occupait était peuplé par des menaces bien plus réelles que celles hantant habituellement les gosses de riches. Ce qui terrorisait ce gavroche, la nuit, ça n’était pas le monstre sous le lit, dans le placard ou les chaussettes, mais les rats. Partout. Sous le lit, dans le placard et les chaussettes, bien sûr. Mais ils gambadaient également dans les murs, entre les couvertures, sur sa peau couverte de sueur.


Vies artificielles

Le golem était vraiment un brave gars de la terre, de boue en boue.


Vies artificielles

Le Bricka 2000, premier prototype de robot multi-instrumentiste, était particulièrement évolué. S’il n’assurait que deux postes, ce n’étaient pas les moindres : tout en se déchaînant sur les fûts d’une batterie, il évoluait derrière une console de mixage. Vu son niveau de perfectionnement à la fois technique et artistique, on s’explique mal comment il fut rapidement relégué à des tâches rébarbatives en cuisine. À croire que le monde ne comprenait rien à ce batteur-mixeur.


Vies artificielles

N’ayant pas d’âme, l’automate était persuadé que le royaume de cieux lui serait à jamais refusé. Il avait trouvé une manière de subterfuge à cela, se noyant dans l’absinthe et le laudanum pour rejoindre les paradis artificiels.


Vies artificielles

Sous la dure carapace, un cœur battait. Le robot s’était épris de la belle humaine. Comment la conquérir, comment lui faire comprendre, comment lui faire accepter ? Elle, insouciante, qui ne se doutait de rien. Rien qu’une machine, songeait-elle sûrement. Mais ses doigts sur lui, son empressement à se servir de lui si souvent. Troublé, il n’était pas rare que le robot-mixeur ait quelques ratés.


Peurs d’enfance

Si le petit Teddy insistait tant pour que sa mère lui raconte une histoire chaque soir avant de dormir, ça n’était pas, comme elle pensait, pour calmer ses angoisses nocturnes, mais pour apaiser la colère du monstre des chaussettes, ainsi que ceux sous le lit et dans le placard.


Peurs d’enfance

Quelle horreur et quelle responsabilité que de devoir garder cette peste de petit frère, braillard et toujours sale, se dit Lisa. Mais aujourd’hui, ça va mieux… Même si Brian pue, comme d’habitude, il est tout à fait calme, depuis qu’il a cessé de respirer, pour toujours, semble-t-il.


Vies artificielles

Les robots de cette usine répondent à une mécanique bien huilée.


Vies artificielles

Après tant d’années de service, le robot aspirateur n’aspirait plus les poussières, miettes et autres saletés, mais à une autre vie.


Bandes-annonces

Dans la ville de Bon Temps Pis, les vampires ont fait leur coming-out. Depuis qu’ils n’ont plus à boire de sang humain grâce au sang synthétique mis au point par une firme japonaise, ils peuvent se montrer au grand jour (mais uniquement la nuit, bien entendu). Tout le monde est cool avec ça.
Non, le truc zarbe, c’est qu’on entend parfois un orgue étrange distiller sa mélodie vaporeuse pour accompagner un vague poème lyrique nébuleux. Et personne ne sait ce que ça veut dire.

La nouvelle série de HBO…

Trouble Ode


Vies artificielles

Pour fanfaronner, Pinocchio prétendit avoir un long appendice. Ce fut le début d’une situation paradoxale où plus il mentait, plus il disait la vérité.


Peurs d’enfance

Il n’était plus là pour l’entendre mais elle aurait voulu dire à son beau-père (une dernière fois) qu’elle détestait les balades en forêt. Surtout la nuit. Et toute seule.


Vies artificielles

Dans le jardin du savant fou, il est parfois difficile de faire la différence entre les statues et les automates à vapeur complètement attaqués par la rouille.


Bandes-annonces

Le nouveau film de M. Night Chyamallow…

David Doune était un homme comme les autres. Jusqu’au jour où, à l’issue de son 131e rendez-vous par agence matrimoniale, il se rendit compte qu’il n’avait encore pas conclu. Pas plus qu’au speed-datings. Pas plus qu’à la salle de fitness ou au Club Med.

— Pourquoi vous me regardez comme ça ?
— Monsieur Doune, vous êtes le seul à être rentré seul de notre soirée je-mets-mon-nom-dans-un-chapeau-et-la-première-qui-le-tire-je-repars-avec. Il y avait pourtant plus de participantes que de participants…
— Comment est-ce possible ?
— Êtes-vous prêts à entendre la vérité, monsieur Doune ?

Le nouveau film de M. Night Chyamallow (je sais, je me répète)…

Incasable


Poésie médiévale japonaise & Cie

Même les fonds de la baie de Tako embaument :
Ces vagues de glycine
J’en parerai ma coiffure
Pour montrer à ceux
Qui ne les ont vus

多胡の浦の底さへにほふ藤波を挿頭して行む見ぬ人のため
次官内蔵忌寸縄麿

Man.yôshû – Livre 19 – poème 4200 – Le Lieutenant-Gouverneur Kura no Imiki Nawamaro (Poème 2 sur 4)


Vies artificielles

MICROSCOOP. Est-ce donc une « intelligence artificielle » qui anime Nadine, ou au moins son compte Twitter et celui de ses suivants fantômes ? 438 nouveaux « followers » en deux ou trois jours… on va bientôt l’appeler Moranono le petit robot (et si les Anonymous s’en mêlent : « reboot »).


Peurs d’enfance

Depuis qu’il avait été interné dans un asile pour le meurtre sanglant de ses parents, Jeremy n’était plus hanté par le monstre sous le lit. Il avait été remplacé par un gigantesque monstre, sous l’hôpital.


Vies artificielles

Voyant la pluie arriver, le golem avait mis les boues.


Bandes-annonces

Je suis Jack Bowen, je suis super endurant, et les 24 heures qui vont suivre vont être les plus longues de la journée de ma vie.
Tandis que le président des États-Unis est à Los Angeles pour promouvoir le NYBMA (No-Youplaboum-Before-Marriage Act), la Cellule dont je fais partie est informée que des bombes se trouvent dans la ville même. En ligne de mire : le président. Je dois les trouver, les désamorcer et, si cela s’avère impossible, m’en occuper avant qu’elles ne se jettent sur leur cible à des fins non avouables. Les coquines.
Ah, il paraîtrait qu’on a aussi repéré des canons sur place. Si on veut éviter toute explosion dans les pantalons, va falloir assurer grave, mais, comme je l’ai dit, je suis super endurant. C’est immoral, mais je suis prêt à me sacrifier pour la nation. Je suis prêt à passer…

24 Heures Porno


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